La holding est un moyen - pas une fin. La première question est toujours : quels sont vos objectifs ? La réponse conditionne le choix de la forme juridique, du régime fiscal, de la chronologie des opérations.
Questions préalables
- Une holding, pour quoi faire ?
- Dans quelles entreprises investir ; à quelle hauteur ?
- À l'IR ou à l'IS ? Holding passive, animatrice ou mixte ?
- Quelle forme juridique choisir ? Actions ou parts sociales ?
- Qui seront les associés ? Quelle répartition des pouvoirs ?
- Comment la constituer : apport de titres, achat, filialisation ?
- Quelles conséquences fiscales, de la création à la dissolution ?
Finalités de la holding
La holding est un moyen pour :
- Bénéficier d'effets de levier juridique, financier, fiscal
- Dissocier l'avoir (% d'intérêt) du pouvoir (% de contrôle)
- Optimiser la fiscalité IS/IS - intégration fiscale, mère-fille, participations, fusions
- Acquérir une société - holding de reprise (LBO)
- Faciliter la circulation de la trésorerie entre entités du groupe
- Équilibrer patrimoines - obtenir des liquidités (holding de rachat, OBO)
- Transmettre - concilier intérêts divergents entre majoritaires et minoritaires
- Donner le capital tout en gardant les pouvoirs (SAS, parts de préférence)
- Faciliter la vente à des tiers - capitaliser et réinvestir les liquidités
- Accueillir ou écarter des investisseurs extérieurs
Structurer son patrimoine professionnel - 5 voies
Trésorerie intragroupe
Sociétés liées - convention de trésorerie
Exception au monopole bancaire (C. mon. fin. L 511-7 3°) : opérations de trésorerie entre sociétés ayant des liens de capital conférant un contrôle effectif. Rémunération indispensable à peine d'acte anormal de gestion. Capital entièrement libéré et respect des règles de sous-capitalisation.
Sociétés non liées - interdiction de principe
Interdiction d'effectuer des opérations de banque à titre habituel (C. mon. fin. L 511-5). Exception : avance ponctuelle si liens familiaux entre associés et si non habituelle (CNCC, bull. n° 108-1997). Crédit vendeur et prêt accordé par la cible : solutions alternatives au financement bancaire.
Questions fréquentes
Oui, sous conditions. La holding n’a pas besoin de contrôler la société emprunteuse ; elle n’a pas non plus besoin de détenir un pourcentage minimal du capital. Le prêt doit rester accessoire à son activité et être justifié par un lien économique réel entre les deux sociétés ; à défaut, l’opération peut être interdite, car une société ne peut pas exercer une activité habituelle de crédit comme une banque (C. mon. fin. L 511-5).